La Gazette des Biquets N° 29

LE CHILI, LA PATAGONIE ET LES 50e RUGISSANTS …….AUTREMENT

 

La Patagonie et le Cap Horn  cela peut être comme ça…..                Ou bien aussi comme ça…..

      

60 DANS LES 40EMES RUGISSANT                                                         61 CARRETERA AUSTRAL EN VELO

 Une route de rêve : 4 mois de vélo sur la Carretera Austral en Patagonie Chilienne et une remontée par la route 40 en Argentine

 La Carretera Austral est la prolongation de la route Panaméricaine qui naît en Alaska. Sa construction, ordonnée par Pinochet et démarrée en 1976 fut un véritable travail de titan : tracer un chemin dans des bois impénétrables, une végétation exubérante avec de hautes falaises tombant à pic dans la mer, contourner des lacs immenses, taillader des fjords profonds recouverts d’une forêt dense, le tout arrosé par des pluies abondantes….

63 CARRETERA AUSTRAL

Son point de départ se situe dans la petite ville de Puerto Montt, située environ à un millier de kilomètres au Sud de Santiago du Chili. Elle est entrecoupée de plusieurs passages en bac ou en ferry, chevauchée de ponts, totalise 14278 mètres de dénivelé cumulé, et termine sa course incroyable près de 1300 km plus loin, vers le sud, dans un sympathique village cul-de-sac nommé Villa O’Higgins.

           

                                                                        64 LE RIPIO                                                                                                                65

Cette  route ou plutôt cette piste, dont le ruban de Ripio (revêtement de gravier tantôt sympathique, tantôt disons plus que ….embêtant !) se déroule sur les contreforts Chiliens de la partie Patagonienne de la chaîne des Andes. Elle est pierreuse à souhait, car seulement 20% sont goudronnés autour de la ville de Coyhaique.

 

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Ce qui fait la particularité et l’attrait principal de cette route c’est avant tout le cadre idyllique dans lequel elle est posée. Elle traverse des paysages somptueux de montagnes, glaciers, lacs, dans un isolement quasi total. Ici la nature est une reine enchanteresse qui offre ses charmes avec générosité, pour le plus grand bonheur des cyclo-campeurs et autres amateurs de nature et d’espace.

 

Loin d’être facile, la Carretera Austral n’en est pas pour autant inaccessible.  La preuve : nous l’avons fait ! Arrivant directement de la Polynésie, nous avons acheté sur Santiago du Chili, de basiques VTT bien costauds, des sacoches arrière et tout le matériel pour dormir sous tente et faire la popote. La cinquantaine passée, et forts de nos précédentes expériences en vélo sur Cuba et au Canada, nous avons privilégié le confort de nos petits fessiers en équipant nos bolides de selles extra larges à ressorts !!!!

      

68 VELO PHILIPPE                                                                                                69 VELO PASCALE

Bon d’accord, nous ne ressemblions pas à grand chose sur nos VTT,  nous étions les pobrecito, viejito del camino mais que de joies, de rires, de magnifiques paysages et de rencontres fabuleuses, nous avons vécus.

Pour se lancer dans cette magnifique aventure, il est prudent d’être tout de même un minimum sportif, d’avoir un moral d’acier, être un peu bricoleur pour réparer vos bolides, et surtout avoir du temps pour savourer pleinement la beauté des lieux et les rencontres humaines incroyables.

La Patagonie chilienne est une région isolée difficile d’accès, et de ce fait peu habitée. Les distances entre les villages peuvent être importantes, parfois plus de 100 kilomètres, et le ravitaillement n’y est pas toujours évident, ce qui contraint le cyclo-voyageur a prévoir deux à trois jours d’autonomie si il ne veut pas finir complètement desséché sur son cadre à vélo et profiter pleinement de cette belle région et de ses innombrables possibilités de camping sauvage.

70 1ERE PRISE

Il est prudent d’avoir toujours avec soi, tente et nourriture sans oublier….. Une canne à pêche télescopique fixée sur le cadre du vélo pour assurer les repas du soir avec de savoureuses truites saumonées péchées dans les nombreux lacs qui longent la Carretera.

70A 70B

Nous avions programmé notre périple durant l’été Austral soit durant la période de  Novembre à Avril. Malgré cela, nous avons eu globalement pas mal de vent, et du froid et avons essuyé  bien sur quelques jours de pluie, mais bien moins que ce à quoi nous nous attendions.

70C 70D

Depuis Villa O’Higgins, « terminus » de la Carretera Austral nous avons continué vers le Sud en direction d’El Chalten par le fameux passage de Candelario Mansilla qui permet de regagner l’Argentine. Les parties roulantes !!!! dans la forêt de la partie haute de la section Chilienne de ce passage sont splendides, mais elles se méritent…..comme le sont d’ailleurs les parties un peu moins roulantes qui se trouvent du côté Argentin et la très mythique, ventilée et aérée Ruta 40.

Alors vous voilà fin prêt pour affûter vos mollets ?

A fond les ballons, accrochez vous bien à votre guidon, mais pas besoin de baisser la tête pour ressembler à un coureur, le revêtement de la piste est souvent comme une véritable tôle ondulée, et le compteur de vitesse semble complètement bloqué !

Allez en selles, voici nos 4 mois de vélo plus en détail

 

DEPART DE POLYNESIE

      

80 AU DÉPART                                                                                            81 AIR TAHITI

 

 

 Nous sommes le 08 novembre 2013 et la saison cyclonique approche en Polynésie. Nous laissons notre catamaran hors de l’eau dans un chantier sur un atoll des Tuamotu. Une bonne semaine de travail est nécessaire pour désarmer, nettoyer, et caréner le bateau afin de le laisser se reposer dans les meilleures conditions. Heureusement nos adorables amis Béatrice et Stéphane sont là. Ils assurent nos repas et nous prenons place avec joie tous les soirs à la savoureuse table du restaurant privé de leur catamaran.

 

82 DÉPART DE POLYNÉSIE

Nous regagnons par avion l’île de Tahiti et retrouvons sur Papeete, Patricia, Bruno et Kohunui avec qui nous passons 3 jours forts sympathiques encore un grand merci à eux pour leur gentillesse et leur accueil. 

 

L’ILE DE PÂQUES-RAPA NUI

83 ILE DE PÂQUES

La compagnie aérienne Lan nous dépose ensuite sur l’île de Pâques ou nous séjournons quelques jours.

Rapa Nui, nom officiel de l’île la plus isolée de la planète qui intrigue et fascine toujours par ses géants de pierre aux yeux de corail « les Moaïs ». Abandonnées, brisées ou dressées, ces statues se comptent par millier. Voués au culte des ancêtres les Pascuans en reproduisaient grossièrement les traits en les sculptant sur la pierre.

        

  83A ANAKENA                                                                                                84 ELIAS

 Nous découvrons des sites grandioses et le pouvoir de ces statues capable de soulever l’émotion à chaque instant. Nous y ressentirons la force, la richesse d’une grande civilisation et son combat pour survivre sur ces petits cailloux au beau milieu du Pacifique.

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                                                                                                            86A LE CIMETIÈRE

 

86 VOLCAN O RONGO

Dans le village de Hanga Roa, les sites de Rano Raraku, d’Anakena, du volcan O’Rongo, partout, ces gigantesques Moai s’érigent vers le ciel.

 

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Milles statues, milles mystères, mais surtout UNE rencontre extraordinaire avec un pur Pascuan, Elias Ika, qui nous permet de visiter cette terre étonnante hors des sentiers battus. Un grand moment de partage, un instant magique sur une terre hors du temps, qui restera a jamais gravé dans nos cœurs.

 

89 ELIAS ET SHARA

 

LE CHILI

 

92 SANTIAGO DU CHILI

 SANTIAGO DU CHILI- 16 novembre 2013. Un énorme rayon de soleil à la descente de l’avion nous accueille sur le sol Chilien, voici Claudia et son ami Patricio, charmant couple de Chiliens. Ces deux êtres fabuleux, pleins de gaieté, de gentillesse, et de partage, nous accueillent dans leur magnifique demeure durant notre séjour dans la capitale. 

93 CLAUDIA ET PATRICIO

Notre première semaine est rondement occupée, avec l’acquisition des vélos, des sacoches, du matériel pour cuisiner, car seuls la tente, de superbes duvets bien chauds et quelques vêtements font partis de nos bagages. Nous vivons des journées harassantes dans la ville a arpenter les immenses rues piétonnes. Au coucher du soleil l’incontournable et savoureux alcool local : le Pisco Sour, nous met en condition pour affronter les soirées endiablées avec Claudia et Patricio dans les discothèques de la capitale, car ici la danse est reine. Nous sommes extenués mais heureux et enchantés de retrouver cette vie trépidante que nous adorons en Amérique du Sud.

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SANTIAGO DU CHILI / OSORNO-23 novembre

Nuit dans un bus grand tourisme afin d’éviter l’autoroute et débuter notre périple 1000 kilomètres plus au sud, depuis la ville d’Osorno. Nous avons choisit cette option afin de tester nos bolides avant le début de la Carretera Austral. Démontés pour le transport en bus, nous remontons les sacoches et les roues de nos montures. Les vélos ont bien supportés le voyage, mais nos mollets supportent bien mal cette première journée d’escapade !!!  15 kilomètres au compteur, vent de face, extenués, ouf le moral est au bas du pédalier.

     

96 MORAL A PLAT                                                                                97 MONICA ET AUGUSTO

Nous ne dépasserons pas le petit village de Los Escudos ou Monica et Augusto débordant de gentillesse nous ouvrent leur petite demeure pour passer la nuit. Il fait un froid Sibérien, un vent de folie, bref nous sommes immédiatement dans le vif du sujet !

 

PUERTO MONTT

Nous parvenons avec difficulté a avaler…..en plusieurs jours, les 130 kilomètres et rallier la ville de Puerto Montt. Cela monte, cela descend, vent dans le nez, la route est très belle, nous sommes dans la région des lacs, mais nos mines le sont bien moins ! Avec la fatigue nous oublions malheureusement souvent, la beauté du décor.

     

98 A PIED EN MONTÉE                                                                                        99 RIPIO EN MONTÉE

Nos bolides sont trop lourds, ils pèsent environ 50 kilos, et sont surtout, trop chargés sur l’arrière. Nous n’avons pas trouvé sur Santiago des sacoches a installer sur les roues avant. Dans les montées, nous sommes obligés de mettre pieds à terre pour les pousser et sommes très souvent déstabilisés par le poids.

Tels des chevaux sauvages, nos montures se cabrent dans les montées !!! Mais pour la maîtrise des cavaliers on pourra repasser !

     

100 PUERTO MONT                                                                                    101 LE PORT

 

102 LE MARCHÉ

La ville de Puerto Montt est touristique et un magnifique marché de légumes, de poissons, fruits de mer et d’artisanat animent le port. Nous faisons l’achat de vestes polaires énormes pour prévenir du pire car il fait déjà un froid de lama. Escale technique obligatoire à Puerto Montt pour changer l’axe d’un pédalier qui fait déjà des siennes.

    

103 NOTRE CAMPEMENT                                                                                104 FROID DE LAMA

 

105 BELLE PRISE

 Nous sommes à présent sur la Carretera Austral et trouvons, pour passer les nuits, quelques campings qui timidement ouvrent leurs portes pour la saison estivale. Au détour du village de Lenca, tous les membres d’une famille sont réunis pour fêter un anniversaire, nous ne pourrons pas aller plus loin, nous sommes kidnappés par les participants et rencontrons Claudia, Antonio, Angela et Richard avec qui nous partagerons une fin de semaine inoubliable et savourerons notre premier vrai Curanto (mélange de fruits de mer, de viandes et de pommes de terre qui mijotent doucettement durant des heures au coin du poêle.)

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Nous poursuivons vers le sud, avalant un peu mieux les kilomètres, mais il nous est parfois impossible de progresser, le gravier jonché sur la piste nous fait déraper, et nous regrettons presque d’avoir acheté des vélos avec un plateau de 18 vitesses !!!! N’ayant jusqu’a présent jamais pu les tester !!! Nous sommes à 90% du temps sur grand pignon et petit plateau !

    

109 CURANTO GÉANT                                                                                                    110 ERNESTO

Heureusement tout au long de notre route des rencontres fabuleuses nous mettent du baume au cœur. Ce soir dans le petit village de Chunill, nous partageons le Curanto géant d’Ernesto cuit sur des pierres chaudes et recouvertes de terre. Nous passerons 3 heures en sa compagnie afin de l’aider a décortiquer le monticule énorme de moules géantes qu’il ira vendre demain au marché.

   

111 LE BAC POUR HORNOPIREN                                                                                                                        112

Plus on descend vers le sud, plus la piste est entrecoupée de passages en bac ou en ferry. Nous empruntons donc ce mode de transport depuis la ville de Hornopiren pour rejoindre avec une navigation de 6 heures la Caleta Gonzalo et le parc Pumalin. Nous savourons pleinement la beauté, la nature est magnifique, bien installés dans la cabine chauffée ou nez au vent sur le pont, comme la vie est belle.

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Brève répits pour nos mollets avant la dantesque piste qui traverse le parc Pumalin !

On monte, on descend, on pousse, on progresse lentement dans le gravier, au loin un énorme nuage de poussière arrive droit sur nous !  C’est l’apocalypse ou quoi ? Non juste un camion de chantier qui nous croise dans un rugissement de fauve, et nous couvre, de poussière, comme si le volcan qui nous surplombe était en éruption !

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Le camping El Volcano dans le parc est grandiose, face à la montagne enneigée, calme retrouvé, nous savourons la magie du site.

 Nos conditions physiques s’améliorent, nos silhouettes s’affinent, nous ne sommes pas encore comme des petits Rumbo, mais cela est sûrement pour bientôt !  Nos vélos, eux, ressemblent à de grosses motos 0 cylindrée. Après la terrible montée de 03H 30 du col vers le village de Santa Lucia, nous savourons enfin la grande descente cramponnés sur nos manettes de freins, pour diminuer la vitesse. Soudain un énorme coup de fusil retentit sur l’arrière, le pneu du VTT de Philippe a littéralement explosé ! Il est en décomposition totale, mais pas plus que la mine du cycliste ! Nous sommes toujours cramponnés à nos manettes de freins mais à pieds a présent !!!!

   

117 PNEU EXPLOSÉ                                                                            118 RIPIO TÔLE ONDULÉE

 

Tente plantée dans le jardin d’un particulier de Santa Lucia, nous rebroussons chemin le lendemain, et avalons les 70 kilomètres qui nous séparent de Chaïten à l’arrière d’un 4X4. La piste est tellement défoncée que la jante de la roue du 4X4 rend l’âme également !  Un réparateur de cycles, Patricio, super sympa, situé 8 kilomètres avant la ville nous sauve la ….roue et nous repartons avec un nouvel axe de pédalier, 2 énormes pneumatiques renforcés, et le moral bien regonflé !

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                                                                                                                                    120 VICTORINO

Nous avons des heures de couture à notre actif sur les sacoches qui se déchirent avec les secousses de cette Carretera de l’impossible. Dans le tronçon de Villa Santa Lucia à la Junta c’est l’apothéose ! Des travaux de réfection, des centaines de camions, des pierres, du gravier, des nuages de poussière, nous jetons le maillot jaune et faisons halte plusieurs jours dans le village de la Junta.

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Nouvelle rencontre incroyable celle de Victorino. Cet homme débordant de gentillesse nous permet d’installer notre campement dans son magnifique domaine et organise pour Philippe une superbe partie de pêche avec sa barque sur le Rio Figueroa. Encore un gros pincement au cœur pour quitter cet être formidable, même son petit chaton nous invite a rester !

    

123 RIO FIGUEROA                                                                                                    124

Nous rencontrons parfois quelques cyclistes en cette mi-décembre, mais tous sont beaucoup plus jeunes et rapides que nous. Ils ont souvent préparé leur voyage physiquement et matériellement depuis plusieurs années et possèdent des machines très adaptées à l’aventure. Nous sommes à maintes reprise pris en photo avec nos bolides et en comprenons par la suite, la raison. Surpris, ils trouvent nos vélos saucissonnés de multiples morceaux de chambre à air, plus que basiques, et ils restent toujours perplexes sur l’avenir de notre aventure.

Pourtant nous sommes toujours présents, et pas prêts d’abandonner !

125 PARC QUELAT

 

125A VENTISQUERO COLGANTE

Nous parvenons dans la magnifique réserve naturelle du parc Quelat. La route jusqu’a Puyahuapi est magnifique, roulante et les abords sont parsemés de fleurs. Fjords, torrents et forêts vierges se partagent le décor.

Nous trouvons refuge dans le camping situé au pied du spectaculaire Ventisquero Colgante, glacier suspendu qui joue à cache-cache avec les nuages. Un bien bel endroit que l’on peut admirer en arpentant les sentiers de randonnées aménagés dans le parc.

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127 LE GLACIER VENTISQUERO                                                                                        128

A la sortie du camping du Ventisquero, le clou de la Carretera nous attendant au tournant ! Une terrible montée de 20 kilomètres dans le gravier vient à bout de nos forces et de nos nerfs. Un 4X4 bienveillant, prend pitié de nos mines dépitées et vélos chargés sur son plateau arrière, nous conduit jusqu’au village d’Amengual.

   

129 CAMPING LAS TORRES                                                                                        130 LAC LAS TORRES

L’aire de camping au bord du lago Las Torres est grandiose. Soirée barbecue de truites avec des pêcheurs à la mouche avec qui nous partageons les prises, ainsi  qu’avec 2 jeunes cyclistes Belges, Nathalie et Florence avec qui nous faisons route depuis quelques jours.

    

131 NATHALIE ET FLORENCE                                                                                                                                132

 Nous perturbons à présent le compteur kilométrique du bord, avec des records de plus de 52 kilomètres par jour !!

Pas d’erreur, nous sommes sur une route goudronnée, et, en descente jusqu'à Manihuales.  Les abords sont jonchés de fleurs et elle sillonne ainsi jusqu'à Puerto Cisnes entre le rio et la cordillère des Andes. Nous pouvons enfin admirer le paysage, apprécier ces magnifiques images, sans être debout sur nos pédales pour monter, ou secoués comme des pruniers a guetter la roche de trop qui va nous déséquilibrer en descente ! 

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Nous plantons notre tente le soir dans les nombreux campings gérés par la CONAF, (service national des eaux et forêt), très bien aménagés. De petits refuges restent a disposition pour faire griller el cordero. Nous sommes bien dans notre jolie tente dôme 3 places. Sous son auvent fermé nous pouvons prendre notre petit déjeuner à l’abri du vent, encore emmitouflés dans la chaleur de nos duvets. Le temps se refroidit la nuit mais en journée le soleil tape très fort !

    

135 REFUGE CONAF                                                                                            136 EL CORDERO

 

137 LE CHOIX DE L EMPLACEMENT

Aujourd’hui 23 décembre, après une bonne nuit nous poursuivons notre route vers Coyhaique, belle ville animée en cette veille de Noël. Nous pouvons à souhait nous restaurer, nous ravitailler, avoir accès à Internet et réparer les bobos de nos vélos. Nous trouvons à l’entrée de la ville un superbe camping affichant sur un beau panneau de bois sculpté « Bienvenue aux cyclistes et motoristes ». Cet endroit est magique, des emplacements prés du cours d’eau, une salle à disposition pour cuisiner, des douches bouillantes pour nous réchauffer, une magnifique cheminée. Sandra, la propriétaire invite tous les campeurs a partager la fête familiale de Noël. Deux énormes agneaux cuisent à la braise, un réveillon super sympa une adresse à recommander.

     

138 SANDRA                                                                                139 NOEL A COYHAIQUE

 

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La remise en selle est des plus dure. J’ai mal aux jambes et les 50 kilomètres sans âme qui vive qui nous sépare de Vista Hermosa sont interminables. Il souffle un vent de furie, il fait un froid de Patagonie.

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 Au milieu de rien, surgit Carolina qui nous invite a planter la tente dans son terrain, encerclés d’arbres à l’abris du vent ! Le réveille matin est fabuleux, il fait beau, un troupeau de lamas, broutent les piquets de notre tente !

    

142                                                                                             LAMA144

 

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Nous sommes à bout de force et de nerfs dans le col à 1080 mètres que nous devons franchir pour atteindre Villa Cerro Castillo, le décor est magnifique mais nous sommes sous une pluie battante et retrouvons au sol notre ennemi numéro 1 : ce gravier nommé : Ripio.

   

145 CERRO                                                                                                        CASTILLO146

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Arrêt forcé au milieu de nulle par, dans un espace de coupe de bois, nous plantons la tente sous un déluge de pluie, le moral est au plus bas.

Mais qu’es ce que l’on fait là ? Alors qu’un magnifique catamaran nous attend sagement en Polynésie !

L’aventure ne s’arrête jamais, à l’aube, sous des trombes d’eau, nous repartons au plus vite pour trouver un abri. A moins d’un kilomètre de là, Angela nous ouvre sa porte et son cœur et nous régale à la chaleur de son poêle, d’un superbe petit déjeuner de pain de Pasqua encore tout chaud ! La gentillesse, la générosité, l’accueil et la bonté du peuple Chilien nous émerveille chaque jour.

    

148 CHAPELLE MARMOL                                                                                    149 CAMING BELLA VISTA MARCELLA

Voici Puerto RioTranquillo, sa chapelle Marmol de pierre, et son petit camping Bella Vista, joliment emménagé par Marcella. Nous clôturons l’année par un sympathique  réveillon dansant entouré de toute sa famille et des quelques couples de cyclistes se trouvant là.

Transbellavista@hotmail.com

   

150 ÉQUIPAGE EN TANDEM                                                                                151 ÉQUIPAGE DE PRO

La remise en selle est toujours raide après les agapes des fêtes surtout que nous roulons de nouveau sur de la tôle ondulée poussiéreuse, et souvent en montée. Nous avons le souffle coupé par l’effort mais aussi par la beauté des décors à perte de vue qui nous entoure, il fait grand beau, les troupeaux de chèvres nous saluent en bêlant, les rares habitants laissent échapper en murmurant « Ola ! Los pobrecito, viejito »

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Nous poursuivons de mieux en mieux notre chemin, presque heureux à présent de remonter en selles au petit matin. Nous sommes devenus professionnels de montage et démontage de campement, tout est réglé, rangé, organisé. Notre progression lente nous isole souvent pendant 2 à 3 jours entres 2 villages et notre nourriture se limite alors à des céréales d’avoine (excellent coupe faim) trempées dans du lait « de vache !! » au petit déjeuner, des superbes truites saumonées pêchées par le capitaine et quelques brins d’herbe ramassées sur le bord du chemin, je veux parler de savoureux pissenlits.

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Pour l’eau il n’y a aucun problème, elle coule en cascade tout au bord des routes. Lors des passages dans les villes nous profitons pour faire des haltes gastronomiques dans les bons restaurants et savourer de bons steaks tous sanguinolents… l’Argentine n’est plus très loin.

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Après Puerto Bertrand, belle escale également dans le campo de Rosé Luis prés du Rio Baker, où la pêche à la truite est fructueuse. Nous partageons agréablement nos prises avec un couple d’Argentins en vadrouille sur le Chili en camping-car.

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                                                                                                                            160 GUANACO

La route depuis Rio Tranquillo est vertigineuse avec le Rio Backer qui serpente tout en bas. Très souvent en montée et revêtue de graviers, les haltes repos obligatoire nous permettent d’en savourer la beauté et d’apercevoir quelques Guanacos.

 

Nous parvenons au très joli village de Cochrane, dernier gros centre habité du sud avec toutes les commodités et de savoureux restaurants.  Il pleut des cordes, nous venons de crever ! Nous sommes accueillis par Camillo et Thomas qui nous offre l’hospitalité ainsi qu’a 2 jeunes filles Belges sac à dos. Tous bien au chaud dans leur petite maison, nous partageons un bon repas ensemble, mais beaucoup trop arrosé pour pédaler le lendemain !

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Nous sommes le 10 janvier le soleil pointe de nouveau timidement son nez. La route jusqu‘a Tortel est dantesque ! De la véritable tôle ondulée, de nombreuses montées, mais nous progressons un peu mieux sur ce revêtement, car nous avons déjà pas mal maigris, et sommes certainement plus légers !!

Nous plantons notre campement dans la nature, souvent à flan de falaises.  Je ne peux alors m’empêcher de penser au tremblement de terre (terremotos) car le Chili est tout de même l’un des pays le plus touché au monde.

164 LE MATÉ

La pluie retombe de nouveau en déluge, et c’est dans le jardin d’une petite ferme que nous dormons ce soir. Autour de notre tente, les poules, les canards, les chèvres, sont partout. Nous partageons avec toute la famille blottis au coin du feu, le rituel de la boisson du Maté. Il s’agit d’une feuille proche du houx qui est séchée, hachée et déposée dans une théière. Le responsable de la scène verse lentement de l’eau chaude dans le récipient et passe ensuite le Maté à chaque buveur qui aspire le liquide à l’aide d’une pipette d’argent. Je ne suis pas très bien placé pour cette première expérience… La chaleur du liquide doit peut être un peu aseptiser,  mais le monsieur qui aspire avant moi est complètement édenté, et bave sur la pipette, je vous laisse imaginer ma tête !

165 RAYONS CASSÉS

Nous attaquons la montée vers Villa O’Higgins, sous la pluie, à flan de montagne, le flot du rio gronde en contrebas prêt a sortir de son lit, le ripio redouble de graviers. Toute la montée s’effectue en poussant nos bolides, nous sommes trempés,  je peste, je râle, j’ai une violente douleur derrière l’épaule gauche. Nous sommes tout de même accompagnés dans cette galère par un chien errant ! Il doit avoir pitié faisant des allers-retours sans arrêt pour nous récupérer.  Mais voici le moment tant espéré : le col et la vertigineuse descente qui nous attend. 

Soudain la roue arrière du VTT de Philippe se bloque littéralement ! Le cercle de la jante ressemble à un grand 8. Quatre rayons ont fait la belle !

   

166 LE BAC DU RIO BRAVO                                                                                            167 DANS LA BENNE

 Nous sommes complètement écœurés, et commençons a terrasser un bord du chemin pour planter la tente.  Trois heures après, un énorme camion surgit dans le col, le conducteur n’a pas une minute de réflexion, spontanément il charge le vélo hors service, les sacoches, m’embarque dans sa cabine, et poursuit sa route vers le bac de Puerto Yungay. Philippe déboule à fond les ballons sur mon bolide et nous rejoint à l’embarcadère. Nous sommes sauvés, après la traversée pour rejoindre Rio Bravo il nous conduit dans sa benne jusqu'à Villa O’Higgins où  nous arrivons en pleine nuit.

167A VILLA O HIGGINS

   

168 LE MORAL EST BAS                                                                                                                    169 MASSAGE RÉPARATEUR

Nous séjournons durant plus de 10 jours,  dans le petit village du bout du monde où la route prend fin : villa O’Higgins.  Dans le camping fort sympathique de Los Nines à l’entrée du village (campinglosnines@gmail.com) nos journées sont ponctuées par le remplacement des rayons du VTT, mais aussi la réparation d’un arceau de la tente qui a cédé dans une rafale de vent, les connections internet dans la magnifique bibliothèque du village et beaucoup de repos.

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                                                                                                                            171 HUGO ET FERNANDO

La pêche à la truite est fructueuse avec Hugo et Fernando, Argentins en vacances. Nous concoctons de succulents repas dans la cuisine et la belle salle chauffée que Marietta met à disposition pour les campeurs.  Puis vient la grande fête du village avec une parilla géante où toute la population est conviée. Une superbe journée ensoleillée et très animée.

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                                                                                                                                173 O HIGGINS FERIA

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 Nous sommes le 22 janvier, lever à l’aube, on démonte le camp en catastrophe, l’alarme de ma montre à fait grève !

175A O HIGGINS

Il nous faut parcourir les 7 derniers kilomètres de cette magnifique Carretera Australe pour atteindre l’embarcadère et prendre le bac afin de traverser l’immense lac.

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Tous les vélos sont chargés dans les cales du bateau et après 2 heures de navigation sur le lac ou émergent des icebergs à perte de vue, nous parvenons au majestueux glacier O’Higgins. Magnifique spectacle de glace, sous un soleil timide.

180

                                                                                                                                181GLACIER O HIGGINS

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 Notre navigation s’achève en fin d’après midi à l’embarcadère de Candellario Mancilla à quelques encablures de l’Argentine.

184 CANDELLARIO MANCILLA

 Nous passons la nuit dans le camping situé juste au dessus de l’embarcadère et après un bon repos attaquons le passage fatidique vers le pays voisin. Brève halte aux services immigration du Chili pour signaler notre départ du territoire et nous voilà dans le vif du sujet. Difficile de trouver les mots pour décrire cette partie du chemin. Il y a de la montée comme sur un chemin de randonnée, des cours d’eau a traverser, des troncs d’arbres a sauter, de la boue partout et des vélos a faire rouler!

Nous prenons l’option de démonter nos paquetages et de les prendre sur le dos afin d’alléger au mieux nos bolides.

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BIENVENUDO ARGENTINA

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 Nous sommes au niveau col et au passage vers l’Argentine pour midi, puis attaquons la descente vers le lago Deserto. Ravines pour s’embourber, arbres morts a passer, cours d’eau a traverser, le décor est planté, du Kolanta grandeur nature.

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Le spectacle est grandiose, nous surplombons le lac.

Nous sommes moins vulnérables car cette partie du sentier est en descente, nos vélos préfèrent !!

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193 LA GENDARMERIE DU LAC DESERTO

Un poste de gendarmerie, nous permet de faire nos formalités d’entrée en Argentine et le campement devant le lac est autorisé. La nature est magnifique.

   

194 LAGO DESERTO                                                                                                                                195

 

Il fait un froid à vous couper le souffle mais pêche à la truite et randonnées, font parties du cocktail idéal pour se reposer ici quelques jours.

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Samedi 25 janvier 2014. Bon anniversaire Maman. Le passage de l’autre côté du lac est assuré par de petits bateaux mais les places sont limitées et chères car tous les cyclistes affluent ici depuis la Carretera Australe.

   

198 BELLES NOS MACHINES                                                                                                                            199

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 Nous parvenons à présent dans le village d’El Chalten encerclé par le Parc National Los Glaciares. Siége de nombreuses randonnées nous y séjournons plus d’une semaine. Les campings sont bondés et les rafales de vent ne permettent pas de marcher dans la rue !

Mais ou peut-on laisser nos vélos durant nos randonnées en montagnes ? Nous ne trouvons rien de mieux pour eux que le local de la gendarmerie du village ou ils seront certainement bien gardés.

202 RANDONNÉE EL CHALTEN

 Nous partons en randonnée sur plusieurs jours, et savourons les marches de Lac en Lac avec pour escale le soir les différents campings libres mis a disposition en altitude pour les randonneurs. Le Lago de los Très donne accès après une dure montée dans la roche au majestueux pic du Fitz Roy à 3400 mètres.

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205 BANANE SÉCHÉES POLYNÉSIE                                                                                            206 LE FITZ ROY

 En bas, le village d’El Chalten pour camp de base, nous permet de refaire les provisions avant chaque départ pour une nouvelle randonnée, et de savourer un bon Cordero dans le restaurant El Muro. Nous trouvons refuge pour planter notre petite tente à l’abri du vent, dans le jardin de Florencia, calle Charito. Sa gentillesse, et sa générosité nous conforte encore dans l’idée que les Chiliens sont des êtres extraordinaires.

   

207 CYCLISTES BRÉSILIENS                                                                                            208 FLORENCIA

Nous retrouvons souvent 2 jeunes cyclistes Brésiliens, ce sont les seuls que nous arrivons a rattraper….. Ils sont régulièrement freinés par leurs rencontres et conquêtes féminines !

209 AU COURS DE TANGO

Escapade en stop de quelques jours pour El Calafate situé 110 kilomètres plus au sud. Dans cette petite ville fort touristique, de nombreuses écoles de Tango nous permettent de faire quelques pas de danse. Le camping Los Dos Pinos mérite une belle escale pour rejoindre ensuite le glacier Perito Moreno situé à quelques 60 kms de là.

   

210 PERITO MORENO                                                                                                                            211

 Le monstre de glace est spectaculaire, cela craque de partout, des passerelles savamment disposées permettent d’admirer les différents points de vues de cette merveille de la nature.

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                                                                                                                                                                            213 J AI FROID

Nous sommes à présent en Patagonie, à 800 kilomètres de la Terre de Feu, terre la plus Australe de la planète, façonnée par des glaciers. Il faudrait seulement quelques tours de pédales à ajouter aux 3000 kilomètres déjà avalés par nos vaillants mollets, mais il fait un froid Patagonien. Sur le bord de la route quelques arbustes rabougris tentent de lutter contre le vent qui souffle en furie.

Sans remords, nous renonçons à cette ultime étape et à la mythique ville d’Ushuaia.

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De retour sur El Chalten, nous récupérons nos bolides bien gardés dans la gendarmerie et poursuivons notre périple 1200 kilomètres vers le Nord sans aucune interruption durant 24 heures ….. Confortablement installés dans un bus de tourisme sur le Ripio de la Ruta 40.

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Nous parvenons au petit matin dans le village d‘El Bolson.

Ambiance baba cool, festival de jazz, festival des clowns, marché énorme d’artisanat, magnifique camping nature Ni Nada (www.ninada.com.ar )

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                                                                                                                                    219 EL BOLSON

220 MARCHE ARTISANAT EL BOLSON

 Nous rencontrons Alexandre et Lucas, et partageons des grillades de viandes à gogo, des bières artisanales, des soirées guitares avec les jeunes Argentins du camping, et la réparation du guidon qui s’est brisé ! bref tout ce qu’il nous manquait pour se refaire une santé… où pour ne plus pouvoir pédaler !!!!

    

221 LUCAS                                                                                                        222 ALEXANDRE

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 Dimanche 16 février, ma grand mère, presque centenaire, à bout de force, vient de nous quitter. Je garde d’elle le merveilleux souvenir, lors de notre dernier retour en France, lorsqu’elle chantait avec l’homme à l’accordéon dans sa maison de retraite. Elle se souvenait parfaitement de toutes les paroles, instant magique de bonheur qui restera a jamais gravé dans ma mémoire. Reposes toi à présent Bonne Maman, tu l’as bien mérité. Je suis très perturbée par cette triste nouvelle, et le soleil ne brille plus dans mes yeux, mais heureusement Philippe me soutient au mieux.

Après une belle halte dans cette ville fort sympathique, nous remontons en selle. La Ruta 40 est très fréquentée et dangereuse, nous sommes obligés de rouler à gauche de la chaussée afin de voir arriver et éviter les véhicules. Nous peinons beaucoup, les abus d’El Bolson se font sentir, le vent de face nous épuise, nous en bavons un maximum.

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Sur la mythique route 40 et sommes même filmés.

Nous parvenons en fin de journée aux abords du lac Guillelmo et dressons notre campement pour la nuit. Le site est beau et les truites au rendez vous. En pleine nuit un cri terrible retentit ! Nous sortons de nos duvets, et tentons d’identifier l’individu qui pousse des hurlements durant plus de 15 minutes à quelques mètres de notre tente ! Nous sommes terrorisés, aucun bruit de pas, nous pensons à un volatile, un faucon, un vautour, bref nous ne le saurons jamais !

 

Après cette nuit agitée, le départ aux aurores est difficile. Je ne peux plus pédaler, je suis à bout de force dans la circulation incessante de la route de la mort !

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Nous avons la joie de retrouver à notre arrivée dans la magnifique ville de Bariloche, Aspé et Alexandre, ce couple adorable d’Argentins rencontrés un mois plus tôt sur le sentier de randonnée de Piedra Blanca d’El Chalten. Ils ont la gentillesse de nous céder durant les vacances scolaires un magnifique appartement en plein centre. Nous sommes au siège de l’école de langue Française

(porte-ouverte@bariloche.com.ar ) où Aspé est professeur.

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La ville de Bariloche joliment décorée de chalets reste « la » station de ski en Argentine, mais pour nous, surtout la Mecque des chocolatiers et glaciers. Nous nous délectons d’énormes cornets de glaces aux innombrables parfums et goutons à des kilos de chocolats artisanaux. Barbecues gigantesques de viandes, soirées avec toute la famille de nos hôtes, visite de l’atelier de leur ami luthier Raul et Maria www.raulperezluthier.com

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Encore un grand merci Aspé et Alexandre pour votre gentillesse, votre hospitalité tous les instants magiques que vous nous avez fait partager !

 

Nos vélos sagement entreposés au chaud dans un garage, commencent a s’impatienter. Il faut remonter sur nos pédales car nous allons être complètement rouillés.

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Nous sommes à présent sur la route des 7 lacs et parvenons toujours aux périls de nos vies sur cette route stressante à Villa La Angostura. Le décor est grandiose mais nous ne pouvons l’apprécier.

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Nous sommes entièrement recouvert de poussière, la route est couverte de graviers, les voitures nous doublent et nous croisent dans un épais brouillard. Nous galérons ainsi durant plus de 2 jours, crépis de la tête aux pieds, plongeant le soir tout habillés dans les lacs en contrebas de la route, nous retrouvons la chaleur il fait 30 degrés !

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A quelques encablures de St Martin de Los Andes, nous faisons halte dans un camping et avons la joie de rencontrer Maria, Papito et leur fille Tchuchi.

Au volant d’un énorme camping-car ils sillonnent durant les vacances leur magnifique pays.

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                                                                                                                                237 SÉANCE RASAGE

Nous ne nous quitterons plus durant une semaine. Nos vélos chargés à l’arrière de leur second véhicule, nous prenons place dans la maison roulante et faisons route ensemble jusqu'à Junin de Los Andes.

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Parilla de viandes géantes grillées par Papito, soirées aux sons d’accordéon, merci encore les amis pour cette magnifique rencontre, ces instants magiques de joies de partages, de symbiose en famille et de bonheur.

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Nous séjournons quelques jours sur Junin de Los Andes dans le magnifique camping Albergue Laura Vicura  prés du Rio et reprenons du poil de la bête pour affronter le passage montagneux vers la frontière Chilienne.

 

Vendredi 07 mars, en route vers le lac et le Paso Tromel. Longue route qui tout de suite se transforme en enfer. Le sol est couvert de graviers, de sable et de roches !!!

Sous une pluie battante nous passons la douane d’Argentine ou nous effectuons nos formalités de sortie du territoire. Puis voici à présent le poste de douane du Chili, et là le douanier décide de fouiller toutes nos sacoches cherchant désespérément des denrées alimentaires formellement interdites d’accès. Comble d’épreuve, nous avons de nouveau un pneu avant crevé. Nous déballons tous nos bardas, investissant en partie le poste de douane, le fonctionnaire regrettant même de nous avoir arrêtés !!

 

Cramponnés à nos manettes de freins nous abordons la gigantesque descente sous une pluie battante, nous sommes tétanisés par le froid, le sol de ripio complètement détrempé invite à la chute.  Le frein de Philippe est au bord du suicide. Il n’y a plus de gomme, il freine sur l’aluminium !

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Nous parvenons au hameau la Pisca et son petit restaurant camping nous ouvre les portes. Rien à manger en cuisine, mais un bon feu de cheminée réchauffe nos corps. En prime les patrons nous offre l’hospitalité dans une magnifique cabane de bois. Nous sommes comme des rois, les flammes lèchent le bois dans l’âtre du poêle, le rio tente de sortir de son lit, mais nous sommes à l’abri, elle n’est pas belle la vie !

 

Au matin, le soleil refait son apparition, la route est beaucoup moins fréquentée, et les 70 kilomètres en descente pour rejoindre Pucon sont des plus agréables. Aux bords de la route des pêches sauvages et des mûres affutent nos papilles de Méditerranéens.

Nous séjournons plusieurs jours dans le camping Los Robles de la ville de Pucon et cédons nos vélos et matériels de camping aux agréables propriétaires des lieux. Le temps se dégrade de plus en plus, le rafting sport de prédilection ici, est impossible a réaliser, les rios débordent de leurs lits.

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Nous n’avons plus de vélos pour porter nos derniers sacs à dos jusqu'à la gare routière, mais nous avons trouvé un beau chariot…le vigile du supermarché n’est pas très complaisant !

 

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Nous avalons en bus de nuit les 800 kilomètres nous séparant de la ville de Santiago et retrouvons avec joie nos Chiliens adorés Claudia et Patricio. Là encore une semaine extraordinaire nous attend avec des ballades en ville à la découverte de vieilles demeures à l’architecture d’un passé opulent et la modernité des grattes ciel.

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De longues heures de shoppings avec Claudia dans les immenses rues piétonnes grouillant de monde, et des soirées fiestas aux danses endiablées dans les discothèques de la capitale.

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Pour clôturer cette magnifique épopée, c’est dans la ville de Valparaiso qu’ils nous mènerons passer le weekend.  Ville soumise aux tremblements de terre et aux incendies, la tôle ondulée s’est imposée dans les quartiers populaires.

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Depuis les funiculaires de la ville du vert, du rose, du rouge, du bleu, une parfaite palette de couleurs s’accorde aux lumières changeantes du ciel tourmenté de l’hémisphère sud. Sans doute pour donner une réplique aux cieux et vaincre la noirceur d’un océan pas toujours Pacifique

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                                                                                                                                253 ÉLÉPHANTS DE MER

 

Les mots ne serons jamais assez forts les amis, pour vous remercier de votre hospitalité, votre disponibilité, votre gentillesse, des instants magiques de bonheur que nous avons partagés et l’immense joie de vous avoir rencontré.

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Nous garderons un merveilleux souvenir de ce voyage,  de cette escapade en vélo sur cette mythique Carretera Austral dur, dur, Ripio, casse vélo !

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Que de paysages grandioses nous avons côtoyés et d’êtres extraordinaires nous avons eu la chance de rencontrer.

Encore un grand merci à tous pour nous avoir aidés, conseillés, hébergés, dépannés, réchauffés, et nous avoir donnés la force de ne jamais abandonner.

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   Le MOT DE LA FIN
Nous tenons à remercier :
- Nos familles et amis de bateaux, qui nous encouragent depuis de nombreuses années et nous aide à préparer la suite de notre voyage
- Les amis qui viennent nous retrouver à bord, afin de nous aider, participer et partager un épisode de notre tour du monde.
- Nos lecteurs qui sont de plus en plus nombreux a nous encourager par e mails, les revues Voiles Magazine, Voiles et Voiliers et Multicoques qui publient les extraits de nos récits de voyage,
Sans oublier Jean Pierre qui met à jour notre site et Maman Hélène qui contribue à la réussite de notre grand Voyage.
Un grand merci à vous tous, et Merci la Vie !

….A très bientôt pour la suite de nos aventures en Polynésie.

Pascale et Philippe ou « les Biquets en Voyage »

 


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