La Gazette des Biquets N° 16

Séjour à Cuba (juillet 2005)


Mais pourquoi pas une croisière à Cuba, avec notre voilier Voyage ?

Les différents avis de nos amis navigateurs, la période cyclonique en cours, et le havre de paix du Rio Dulce au Guatemala dans lequel nous avons laissé notre voilier Voyage, nous invitent plutôt à partir sac à dos pour découvrir cette île.

Départ difficile. Un taxi qui ne vient pas, un avion qui ne décolle pas, la correspondance pour Cuba que nous ratons à Panama et un douanier qui, à 3 heures du matin, identifie une à une nos récentes rides. Une arrivée sur Cuba pas tout à fait sur un rythme de salsa !!!

Bien heureusement, nous sommes pris en charge par Bilba, Cubaine rencontrée dans l’aéroport. Elle nous conduira à 4 heures du matin chez sa famille pour nous héberger car, bien sûr, l’hôtel que nous avions choisi à la Havane est fermé ! Belle leçon d’hospitalité que nous offre Bilba et sa famille pour notre arrivée.

Carte Cuba

Cuba, île la plus grande de l’archipel des Caraïbes avec ses 110 900 kms2, est longue de 1 200 km alors que sa largeur varie entre 30 et 145 km's. Cette forme toute en longueur lui vaut le nom de “crocodile vert”. Avec plus de 11 millions d´habitants, l’île recense un fort mélange de population avec des créoles nés de la colonisation, des esclaves africains, des immigrés européens et nord-américains.

LA HAVANE

Nous découvrons la ville de la Havane. C’est le centre politique, culturel et éducatif mais aussi la ville la plus importante des Caraïbes avec ses 2 millions d´habitants. Beauté et décadence, monuments sublimes ou en pleine décrépitude, quartiers insalubres ou quartiers à touristes, tel que La Havana Vieja.

  

Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1982, ce quartier n’en finit pas de rajeunir. Les restaurations font revivre le charme de ces demeures coloniales, riches en musées, monuments, galeries d’arts, églises et places gigantesques. Mais toutes ses rues entièrement restaurées cachent la réalité des choses, car à quelques centaines de mètres à peine dans le quartier de Centro Havana, des centaines de familles vivent dans la misère.

  

La forte densité de population a fait naître ici de véritables bidonvilles. L’éclat des édifices se ternit, enfouis sous la grisaille et les détritus, dont personne ne semblent se soucier, si ce n’est les rats bien installés sous les décombres. Nous arpentons les ruelles envahies par les vélos taxi, les side-cars, les chevaux, les vieilles voitures américaines (vestiges de l’occupation des états unis), et le Camellio (transport public formé d’une cabine de camion soudée à deux longueurs d’autobus) !!

    

L´atmosphère est lourde, les voitures crachent de la fumée noire, les décharges rejettent leurs odeurs nauséabondes. Quand la nuit tombe, l’arrivée de la fraîcheur est aussi synonyme d’obscurité, car depuis le début de la « périodo especial », décrétée par Fidel Castro, les coupures d’électricité se font quasi-journalières ! Économies, économies !

Nous sommes au mois de juin, les habitants assis devant leurs portes, nous saluent en souriant en dépit des difficultés a surmonter, la chaleur torride, l’obscurité, l’état de leurs logements qui s’effondrent un peu plus chaque jour.

Pour protéger la ville de l’assaut de l’océan, une immense digue longe la mer sur plus de 8 kilomètres, laissant place a un boulevard nommé Malecon. De magnifiques demeures coloniales, oeuvres de la restauration de l’Unesco font la pige à d’autres qui attendent patiemment leur tour, en bien piteux état.

    

On se promène parmi les amoureux, les chanteurs et tous les amis qui se retrouve là le soir pour déguster quelques bouteilles de rhum, au son d’une guitare, face à l’immensité de l’océan et de la houle qui berce doucement leurs cœurs.

ACHAT DE VÉLOS AU MARCHÉ NOIR

« À Cuba, tout s’achète et tout se vend » nous explique Pedro, le propriétaire de la casa particular où nous logeons « au marché noir, bien entendu ! » 

Amateurs de cigares, les Montecristo ou les Cohibas à 20 $ la boite, la bouteille de rhum au prix de l’eau, ou l’essence de ta voiture que tu achètes au coin de la rue 25 fois moins cher qu’à la station service !

Nous voilà donc partis, au bout de la ville, pour négocier nos deux vélos. Rues insalubres, ambiance « barrios de Caracas », mines patibulaires, nous ne sommes pas trop rassurés. Deux heures après divers essais et discussions acharnées du petit Pedrito, fils de Pedro, âgé de 12 ans (déjà parfait « négocio »), nous chevauchons nos machines dans des bruits de grincements terribles !

Tout couine, tout craque, tout grince, nous sommes très vite repérés sur la place centrale ! Deux policiers nous arrêtent et nous réclament à corps et à cris les papiers de nos bolides, se doutant fortement en voyant leur état que nous ne les avons pas achetés neufs.
AIE, AIE, AIE, mercado negro! Palabrant pendant plus d’une demi heure, nous nous en sortons en leur offrant un bon café.

La course à la réparation commence. Le pneu avant du VTT de Philippe s’ouvre sur une bonne longueur, une hernie gigantesque apparaît, suivie d’une explosion ! En passant les vitesses, ma chaîne se bloque dans le pédalier évitant de justesse un saut périlleux non contrôlé ! Nous faisons tailler et poser des planches de bois sur les porte-bagage pour assurer le transport de nos sacs à dos, mais tout est monté de « bric et de broc ».

    

Ca balance pas mal à Cuba, ça balance pour nous aussi !

Sur la route encerclant la ville, de nombreux panneaux portent l’emblème de Fidel Castro vantant les mérites du gouvernement avec pour slogan “socialisme or muerte” !!!! Plus loin nous sommes assaillis par le portrait de Che Guevara. Sa tête est partout, dans les rues, aux bords des routes. L’idole la plus vénérée de Cuba n’est pourtant pas un Dieu ! Ni même un Cubain, il ne s’agit pas même de Fidel mais de son bras droit pendant la révolution.

  

El commandante Guevara, surnommé “Che” parce qu’il ponctuait la plupart de ses phrases par “Che”, interjection typique de son pays. Né le 14 juin 1928 en Argentine, il développe en grandissant un caractère à la volonté exceptionnelle. Passionné de lecture, il aurait pu devenir écrivain mais choisit la médecine. A vingt ans, il quitte l’Argentine en moto, et durant plus de sept mois à travers le Chili, le Pérou, la Colombie, développe sa conscience sociale et politique. Il achève ses études à Buenos Aires puis reprend la route vers le Guatemala. Là, il veut lutter activement et concrètement contre l’injustice.

Il contracte le virus de la “révolution” et s’exile pour Mexico. Il y rencontrera un dénommé Fidel Castro, jeune cubain en révolte contre le dictateur d’alors, Batista. Le «Che » propose ses services de médecin dans la troupe rebelle qui doit libérer Cuba.

En 1959, Cuba est libéré, il est nommé à la tête de la banque centrale de Cuba, et va vivre ainsi 6 années de pouvoir ! Son idylle cubaine consommée, il part ensuite pour la Bolivie. Mais cette marche pour la libération bolivienne va se muer en une longue année de déroute, de traque, de trahison. A bout de force, blessé à la jambe il est capturé par les soldats de l’armée Bolivienne le 8 octobre 1967. Cette même nuit, le gouvernement Bolivien contacte Washington. Il semblerait que la CIA et le président des Etats-Unis aient depuis longtemps décidés du sort de notre guérillero. L’ordre émanant des États-Unis est donné de l’éliminer. Au matin du 9 octobre 1967, il tombe sous les balles des agents de la CIA. De ce tragique assassinat va naître le plus beau mythe contemporain d’Amérique latine.

Testant nos machines et affûtant nos mollets, nous découvrons rapidement le centre de la Havane, se laissant piéger trop souvent par les sens obligatoires, les trous, les pierres, et les objets non identifiés qui jonchent la chaussée. Le soir venu, espérant mettre en pratique nos leçons de salsa, nous arpentons les ruelles de la ville pour tenter de faire quelques pas de danse. Mais, déception fatale, les rythmes de salsa s’échappent seulement des grands hôtels à touristes en voyage organisé. Quelques concerts sont donnés a la casa de la musique mais à 10$ l’entrée (représentant le salaire mensuel de la population), il n’y pas l’ombre d’un Cubain.

SECURITE

Nous déambulons sans aucune crainte dans la ville, de jour comme de nuit. En effet, une sécurité absolue semble régner autour de nous. La police est présente à tous les coins de rues, à pied, en vélo, en auto. La seule traque encore véritable est celle de la drogue. Même si cocaïne et marijuana sont présentes sur l’île, les peines de prison encourues dissuadent beaucoup les consommateurs. (de 10 à 20 ans ferme !). Quant à celui qui agresse un touriste, le tarif sera de 30 ans ! Cuba a vendu son corps et son âme au tourisme, alors il faut en assurer la sécurité.

DEPART POUR VINALES, REGION DE PINAR DEL RIO

Cap plus à l’ouest vers la province de Pinar del Rio, pour le village de Viñales. Plus de 170 kilomètres nous séparent de cette nouvelle escale et le trafic intense de la route à grande circulation qu’il faut emprunter pour s’y rendre, nous invite à la prudence. Nous embarquons nos bicyclettes dans la soute à bagages de la compagnie d’autobus Viazul et le tour est joué ! Sur les derniers 30 kilomètres, bien blottis aux creux de nos fauteuils de luxe, savourant musique et ambiance climatisée, nous découvrons la dure montée que nos mollets se sont épargnés !

    

Tel une palette de peinture, le paysage magnifique de la vallée aux couleurs chatoyantes défile sous nos yeux. Sur la place centrale du village de Viñales, à l’arrêt de l’autobus, une horde de femmes brandissent des pancartes ! Nous sommes au plein coeur d’une manifestation, peut être même une nouvelle révolution ! Et bien non, elles veulent juste nous proposer une habitation pour loger dans leurs « casa particular ». Observant son sourire et ses yeux malicieux, nous suivons : Aleida Hernandez, calle Adela, Azcuy numero 10 Vinales tel : 79.6097, chambre indépendante, salle de bain privée, air climatisé, refuge pour nos VTT, en demi-pension, mais ce que peut on espérer de mieux pour les Biquets.

Dans le village, de petites maisons peintes aux couleurs pastel, dotées de perrons soutenus par de grosses colonnes, abritent de petits patios ou se balancent des rocking-chairs. La rue principale est dominée par une église coloniale. Les cloches appellent les fidèles mais les bancs resteront quasiment vides ! La religion n’a jamais bénéficié d’une grande compréhension de la part du gouvernement de Cuba. Avant la révolution, 85% des Cubains étaient catholiques, suivis par les protestants, les musulmans et les juifs. Après la révolution, 140 prêtres catholiques furent expulsés, et 400 autres quitteront l’île de leur plein gré ! Depuis 1992, Cuba supprime de la constitution toutes les références ayant pour conséquence l’athéisme, permettant aux fidèles de retrouver une place dans la société. Aujourd'hui, toutes les religions y sont représentées, avec un essor particulièrement visible pour les religions afro-cubaines qui furent déportées d’afrique de l’ouest par les malheureux esclaves exploités dans les sucreries de Cuba.

PLANTATION DE TABAC

Au détour d’un sentier, nous rencontrons Pipo. C’est un Buguero (planteur de tabac). Grâce à lui, nous découvrirons ces hautes et curieuses maisons aux toits en V renversés, ou sèchent les feuilles de tabac. Pas à pas, il nous dévoile son savoir, de la plantation à la récolte, jusqu’a l’élaboration du fameux cigare, richesse de renommée mondiale pour l’île.

    

Les charrues à boeufs à l’oeuvre dans les plantations de canne à sucre, font le décor de cette vallée. De ce paysage hors du temps, surgissent d’impressionnantes buttes de pierre, « les Mogotes ». Il s’agit de formations calcaires, qui forment les piliers de gigantesques grottes. De nombreuses piscines souterraines, invitent à la baignade. Nous savourons la beauté du paysage, la fertilité de cette terre de couleur rouge, et constatons encore une fois, la pauvreté de ceux qui la travaillent !

    

Il fait une chaleur caniculaire, mais pour profiter un peu de nos vélos, tentons une sortie de 30 kilomètres dans les environs. Montées, descentes dignes d’une étape du tour de France dans les Pyrénées, ponctuent les nombreux arrêts de nos bolides ! Nous sommes complètement desséchés sur nos cadres à vélo. Pour reprendre un peu de forces, nous savourons un poulet boucané sur le bord de la route. Son goût, plus que douteux, me laisse penser que nous avons mangé du porc !

De retour chez Aleida, Philippe est pris d’une dysenterie, qui ne le lâchera pas durant plus de 8 jours ! Baisse de tension, injection, analyse d’urines et antibiotiques suivront, et nous permettront de découvrir le domaine de la santé à Cuba...

Nous mettrons de par ce fait un gros « bémol » sur les slogans énoncés, tous les soir à la télévision, ventant les mérites et les actes du gouvernement Castriste du style «une industrie pharmaceutique de pointe », quand l’on observe le peu de médicaments disponibles en pharmacie, et «la gratuité des soins pour tous », ils ont dû omettre d’y inclure les touristes ! 

Le samedi soir la place du village se transforme en discothèque de plein air pour les plus jeunes. Quelques groupes musicaux se produisent dans les bars, mais là aussi, pas l’ombre d’un danseur de salsa ! Seuls les poivrots du coin titubent sur la piste !

Aleida s’occupe de Philippe comme une seconde maman. Mais les journées sont longues dans l’attente de son rétablissement. Heureusement, la bibliothèque municipale du village possède des livres en français et accepte de nous les prêter.

Pendant les longues journées alitées du malade, je déambule dans les ruelles et observe la vie des Cubains. Les villageois semblent fatigués. Chaque jour est occupé par la recherche de nourriture, et devant le magasin d’état une longue file d’attente se forme. Ils viennent chercher, munis de leur carte de rationnement, le panier mensuel qui leur est accordé, comprenant 30 produits de base. Cette mesure instaurée depuis 1962, permet de garantir le minimum vital à la population.

Sur le trottoir d’en face, la vitrine d’un grand magasin, expose tous les produits de qualité et de luxe, accessibles seulement aux touristes, ou aux Cubains travaillant pour le tourisme. Les produits vendus ici sont payables en Pesos Convertibles (nouvelle monnaie délivrée aux touristes, 25 fois plus chère et parallèle à la monnaie nationale, qui est le Peso Cubano) ! Cette réforme créant ainsi l’inégalité entres Cubains !

Le gouvernement ne cesse de proclamer que « le salaire mensuel d’un Cubain s’élève entre 190 et 325 Pesos Cubano, soit entre 6 et 10 euros par mois et qu’il contribue ainsi, (en étant si peu rémunéré), à enrichir la société Cubaine par son travail ! » Il ajoute, « les touriste se contentent simplement d’apporter leurs devises » mais il oublie de préciser que nous représentons tout de même la première ressource économique du pays ! Cherchez l’erreur Monsieur Fidel !

    

PUERTO ESPERANZA  

Philippe est de nouveau sur pieds, nous poursuivons notre épopée Cubaine vers le Nord, sans omettre, tout de même, de faire ressouder pédale et fourche de ma monture qui avaient décidées de m’abandonner ! Descentes, montées, la nature est magnifique, mais la chaleur est intenable. La décision est prise : nous ne pourrons pas continuer en vélo ! Nous offrons nos antiquités à deux jeunes Cubains en arrivant dans le village de Puerto Esperanza. Nous trouvons refuge dans la casa particular de Tony et Cary tel : 793865 suivi d’un repas gastronomique, avis aux amateurs de bonne table !

Un long quai de bois, encerclé par des fils barbelés, voici le port de l’espérance ! Ici en 1994, face à la situation intenable, et au désespoir, 35 000 Cubains quittent famille et patrie, pour se lancer sur des embarcations de fortunes et traverser l’océan, infesté de requins, afin d’atteindre les Etats-Unis. Sombre réalité, que cette génération qui se jette dans la gueule du « loup », pour mourir au milieu de l’océan !

TRINIDAD

Pour poursuivre notre voyage, nous testons le transport en « camion benne ». Bonjour l’ambiance. Grand air, poussière, tout est de la partie. Voyage quelque peu exténuant, mais idéal pour la convivialité, et la rencontre des Cubains.

  

Nous parvenons ainsi dans la petite ville de Trinidad. Rues pavées, demeures magnifiques, patrimoine mondial de l’Unesco. Atmosphère coloniale, cours fraîches, maisons couleurs pastels, galeries de peintures, comme cette ville est agréable !

  

Nous y savourons le Carnaval (du 24 au 27 juin) avec notre ami Ruben Medina (rencontré dans un camion). Nous découvrons enfin la musique cubaine et les rythmes endiablés de salsa. Logés dans la casa particular de Alicia Marin « Sola », nous garderons une souvenir inoubliable de la nonchalance et de la gentillesse des habitants.

    

NOS IMPRESSIONS

L’escale de Trinidad restera un point fort de notre séjour sur Cuba, mais nous avons beaucoup de mal à supporter ce que nous découvrons depuis plus d’un mois sur cette île. Eh bien, eux, cela fait plus de 40 ans qu’ils le vivent au quotidien ! Après ces 40 années de traque, de dénonciation, de harcèlement, la population Cubaine nous apparaît comme anesthésiée, paralysée, mais peut-être pas encore assez misérable ? Faut-il vraiment toucher le fond, pour prendre son destin en main, pour que le peuple se lève comme un seul homme, contre un seul homme ?

Ce petit paradis, habité par des hommes dont la gentillesse fait souvent penser à des enfants, pourrait bien vite se transformer en enfer. Les derniers rythmes de Salsa qui s’égrènent ça et là, pourraient bien malheureusement laisser la place à ceux d’instruments plus automatiques…

    

NOS PROJETS À VENIR :

La chaleur torride de ce mois de juillet et toutes les inégalités que nous découvrons sur cette île, nous incitent a retourner vers le Guatemala

De retour au mois d'août 2005, nous partons visiter le Mexique. Puis en novembre, nous mettons le cap... vers où ?

Vers les belles îles de la Bay du Honduras, puis vers notre petit paradis : l’archipel des îles San Blas au Panama.

Eh bien oui, nous retrouverons, de décembre 2005 à mai 2006, les cocotiers, le sable blanc, les crabes géants et les indiens Kunas. Vous savez, les petits hommes indiens dont nous vous avons longuement parlés, dans notre précédente gazette. Vous pouvez les découvrir sur notre site dans la rubrique "récits de voyage" : gazette 14, les îles San Blas.

LE MOT DE LA FIN
Nous tenons à remercier :
- Nos lecteurs qui sont de plus en plus nombreux à nous encourager par e-mails,
- La revue Voiles et Voiliers qui publie nos cartes postales et notre site en référence,
- Les revues Loisirs Nautiques et Voile Magazine qui publient des extraits de nos récits de voyage,
Sans oublier Yves et Jean-Pierre qui mettent à jour notre site et Maman Biquette qui contribue à la réussite de notre grand Voyage.

Un grand merci à vous tous, et merci la vie !

A très bientôt pour la suite de nos aventures,
Pascale et Philippe ou «les Biquets en Voyage»

Quelques dates de l’histoire de Cuba pour les plus curieux :
1952- Coup d’état de Batista, ancien dictateur de l’époque.
1953- Echec de la première tentative du renversement du régime de Batista.
1956- Fidel Castro à bord du Granma, accoste sur les côtes Cubaines pour renverser le régime.
1959- Victoire de Castro et des révolutionnaires.
1961- Echec des Américains dans la baie des Cochons (un commando de 1 500 anti-castristes, entraînés par la CIA sont rejetés à la mer).
1962- La crise des missiles soviétiques plonge le monde au bord du gouffre nucléaire.
1972- La récolte de la canne à sucre, principale ressource de l’île, flirte avec les 10 millions de tonnes, achetés en totalité par l’URSS.
1989- Chute du mur de Berlin, le grand frère soviétique se referme sur lui-même et assèche les subventions et les aides accordées aux cubains.
1990- Début de la « période spéciale », austérité économique totale.
1994- Exil de 35 000 Cubains.
1995- Ouverture au tourisme, 1ere ressource économique du pays.
2002- Maintien de l’embargo des Etats-Unis.
2003- Répression intense envers les opposants au régime Castriste.
2005- Le mécontentement des Cubains prend de l’ampleur, le carnet de rationnement n’assure plus le minimum vital, mise en place du peso convertible, le dollar est interdit sur l’île, l’inégalité se creuse entres Cubains.


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