La Gazette des Biquets N° 10

CASAMANCE


RETOUR SUR DAKAR PAR LES ILES SALOUM

Mouillage dans les belonsNous quittons la Gambie pour une remontée contre vent et courant vers Dakar. Les conditions météo non favorables nous invitent à faire escale pour quelques jours dans le Siné Saloum. Nous naviguons en pays connu entre les bancs de sable et la mangrove. Quel plaisir de retrouver les magnifiques sites perdus dans les méandres des belons.

Voici, digne de Robinson Crusoé, l'île de Mar Lodj. Dans ce paradis pour les oiseaux, un couple de tourtereaux, Ghislaine et Marcel (anciens navigateurs), se sont "posés" pour gérer un campement nommé Hakuna Matata (laisse faire la vie). Au milieu de la nature, les clients choisissent les diverses activités proposées telles que les excursions en pirogues, la pêche à la traîne ou tout simplement se laissent aller au farniente dans des hamacs au bord de l'eau. Nous faisons souvent honneur à la cuisine du patron, en dînant parmi leurs clients, mais ce soir, Marcel nous invite gentiment à goûter aux huîtres de palétuviers gratinées façon "Hakuna Matata". Je ne vous dis pas !!! hum…

"VOYAGE" A DISPARU…

A une heure avancée, nous regagnons "Voyage" par le petit sentier menant à la plage. C'est la pleine lune, pourtant, nous ne distinguons pas le voilier !!! L'annexe à l'eau, nous filons vers le large sur le lieu estimé du mouillage, mais il faut bien se rendre à l'évidence "Voyage" a disparu. Pleins gaz (avec notre petit 2CV Mercury !!!) nous regagnons la grève et Philippe court réveiller Marcel en tambourinant à la porte de sa case.
- "Marcel, Marcel réveille-toi, viens vite, notre bateau a disparu !!!"
- "Quoi, que dis-tu ?"
- "Je crois que l'on nous a volé le bateau !"

Il ouvre sa porte et dit d'un ton calme :
- "Restes cool, le vol ici, je n'y crois pas, ton ancre a dû chasser !"
- "Mais cela me paraît impossible, j'ai mouillé 40 mètres de chaîne dans 6 mètres d'eau et le vent est faible."
- "Tiens, prends ce projecteur pour balayer la plage, je m'habille et je viens te rejoindre."

Nous balayons l'horizon vers le milieu du fleuve avec le puissant faisceau. Une première fois, rien ! Une deuxième fois plus calmement, toujours rien !!!

- "Mais que nous arrive-t-il ? Ce n'est pas possible et m….."

Marcel arrive essoufflé, suivi de quelques clients réveillés par l'agitation. Nous embarquons sur sa puissante vedette et partons à la recherche de Voyage. Nous sommes à plus de 3 kilomètres du campement et rien, toujours rien !!! Quelques faibles signaux lumineux attirent notre attention, sûrement des pêcheurs, nous partons dans leur direction.

- "Là-bas, là-bas, regardez, il est là, il est là, Voyage est là !!!"

Une grande pirogue est amarrée à couple du voilier et 5 hommes luttent désespérément contre un fort courant, ramenant à leur bord un long filet avec une énorme prise…

Voyage est enchevêtré dans ses mailles, prisonnier par la quille, le safran, l'hélice… Après maintes manipulations sans succès, Philippe décide de plonger avec une lampe étanche sans omettre de se harnacher. Le courant est trop puissant et il lui est impossible de libérer Voyage. Il va falloir employer les grands moyens et couper !!! Les pêcheurs se sentent fautifs, inquiets de notre réaction, ils restent sans voix. Nous les tranquillisons en leur demandant de passer le lendemain afin de récupérer le reste du filet.

Au petit matin, à l'étale de marée, Philippe équipé d'une bouteille de plongée réussit à libérer Voyage. Il ne constate aucun dégât apparent sous la coque, par contre tout le mouillage a été poli par ce long ragage sur plusieurs kilomètres. La partie du filet est restituée aux propriétaires, l'incident est clos mais quelle frayeur pour les Biquets !!!

A midi nous sommes de nouveau attablés au campement et partageons le souvenir de ce moment fort avec toute la tablée.

Voici la fin du mois de mars, les vents favorables nous invitent à poursuivre notre navigation vers le nord. Ancrés devant le Centre de Voile de Dakar nous réalisons un gros ravitaillement de vivres et préparons notre prochaine destination : la Casamance.

LA CASAMANCE

A 140 milles de navigation de Dakar s'ouvre le large estuaire du fleuve "Casamance". Celui-ci est navigable sur une quarantaine de milles jusqu'à Ziguinchor, la capitale. Un entrelacs de belons forme un réseau extraordinaire de cours d'eau souvent navigables, ou accessibles aux pirogues qui les remontent vers de minuscules villages. Ces rivières qui irriguent une vaste étendue de bois et de culture en font la richesse et les seules voies de communications.

Cette région du sud est appelée le grenier du Sénégal car c'est ici que l'on trouve le plus d'arbres fruitiers et de rizières. A l'ombre des manguiers, les villageois gais et accueillants, vivent de pêche et d'agriculture. Nous sommes chez "les Diolas", peuple animiste (l'âme est indépendante du corps) sans oublier leurs marabouts et féticheurs….

UN ENDROIT PARADISIAQUE MAIS…

Malheureusement, devant ce tableau idyllique, un problème subsiste et des troubles sporadiques secouent la région depuis quelques années. Des indépendantistes se révoltent et leurs attaques laissent des victimes à déplorer. Malgré un nouveau traité de paix signé mais encore une fois non respecté, les radios locales ainsi que Radio France International nous informent d'incidents toujours présents.

Nos amis Jacqueline et Fernand (voilier Embrun) se trouvent actuellement sur place avec 3 ou 4 autres voiliers. Ils nous informent et nous rassurent ; les dangers sont dans les zones reculées, loin des voies de navigation. Nous prenons la décision d'aller s'aventurer dans cette région désertée par la plupart des touristes. Voilà, le ton est donné !!!

L'ATTERRISSAGE

- Kassoumaye ? "ça va ? "

- Kassoumaye kep ! "ça va bien !"

Depuis Dakar, 30 heures de navigation sont nécessaires pour atteindre la bouée d'atterrissage. Elle est située à 5 milles de la côte, sur la ligne de sonde des 10 mètres. Peu à peu nous distinguons l'embouchure, elle forme une coupure très large dans la ligne continue des arbres qui bordent la côte. De part et d'autre du chenal balisé, des bancs de sable s'étalent et la mer y brise violemment. Par marée descendante, le courant porte à l'Ouest et si, d'aventure, un vent frais se met à souffler du large, des déferlantes se forment et la situation peut devenir difficile et dangereuse comme de nombreux récits le précisent. Il est donc prudent de choisir l'étale de marée pour limiter la houle et pénétrer par mer calme.

Une fois la passe d'entrée négociée, une navigation de demoiselle nous attend car le large chenal est balisé très sérieusement jusqu'à Ziguinchor.

"Voyage" taille son sillage à travers les hauts fond pour enfin glisser dans un paysage d'une extraordinaire douceur. Du rivage nous parviennent des senteurs inconnues, d'eau, d'herbe et de fleurs.

Les cocotiers penchent leurs têtes ébouriffées sur la courbe pâle des plages. Au-dessus des palétuviers, des échassiers aux becs pointus s'envolent en froufroutant. De place en place, les éventails des palmiers rompent la perspective de ce monde aquatique, quelques fromagers géants trahissent la présence de villages au milieu de cette brousse où stagne l'eau des rizières. Nous nous laissons imprégner par toutes ces images et par cette impression d'immensité que nous procure l'absence de relief.

LES RETROUVAILLES A NIOUMOUNE

Le silence est rompu, avec un appel radio/VHF, nous stoppons notre contemplation.

- "Biquet Biquette, Biquet Biquette, ici Fernand et Jacqueline d'Embrun qui vous appellent. Répondez…."

Nous nous jetons sur la radio, contents de rétablir le contact avec ce couple Franco-Belge super sympa. Quatre heures plus tard nous les retrouvons au mouillage devant le petit village de Nioumoune. La soirée se passe à leur bord, se délectant de magnifiques gambas Casamancaises achetées directement aux pêcheurs.

Au petit matin, Biquet me réveille tout excité, il scrute le village du bout de ses jumelles :

- "Viens voir, il y en a partout, regarde tout autour des cases, des cochons de lait, il y en a partout !!!"

Il est vrai que depuis quelques mois, nous visitons des pays où la religion musulmane n'autorise pas la viande de cochon, mais de là à me réveiller dès l'aube !

La cuisine encastrée  Repas à l'Africaine

En Casamance, la religion catholique est fortement représentée et les repas de fête sont souvent accompagnés de cochons de lait à la braise arrosés de vin de palme… Biquet organise une grillade pour fêter notre arrivée. Nous choisissons un petit cochon pour une vingtaine de personnes afin de le partager avec les villageois. Voilà comment ont se retrouve un beau matin, en 3ème ligne du stade Toulousain, accompagnés du propriétaire de la bête et d'une équipe de gamins à courser désespérément un cochon durant une bonne mi-temps avant de le plaquer au sol pour un premier essai….

Nous avons déjà de nouveaux amis pour la troisième mi-temps qui préparent la viande pendant que Fernand et Biquet s'occupent du feu près de la plage. Deux heures plus tard nous dégustons avec tous les gamins du village les savoureuses grillades au son des tam-tams sous l'ombre des manguiers et des baobabs.

Le temps s'écoule doucement à rire et à danser jusqu'au soleil couchant. Elle est pas belle la vie ?

Fernand et Jacqueline regagnent la capitale Ziguinchor afin de s'envoler pour la France. Leur voilier, blotti contre les palétuviers, est sous la surveillance du chef du village. Bisous, bye bye et bon voyage.

LE FAMEUX VIN DE PALME

La récolte du vin de palmeNous rencontrons Alphonse, Rose et toute sa "grande famille" dans le minuscule village de Ehidj, perché sur une île dans la partie sud du fleuve, près d'Elinkine. En fin de journée, nous partons en brousse avec Alphonse… lieu de récolte du vin de palme. A l'aide d'une ceinture de lianes, les pieds nus, il grimpe à plus de 20 mètres, tout en haut du palmier "Palmiste". Arrivé à son poste de travail, il pratique une entaille sur le tronc, y glisse un petit entonnoir de feuilles tressées, au bout duquel est solidement fixée une calebasse. Jour et nuit le précieux liquide s'écoule. Il est donc nécessaire de relever les calebasses matin et soir car le vin coule presque à flots… Le palmier est ainsi exploité pendant une saison, puis laissé au repos durant une année. Une vingtaine d'arbres sont visités, et ne sont pas forcément très proches… marche à pied assurée. Le vin récolté, nous regagnons le village.

Le soir, les hommes réunis sous un "arbre à palabres" goûtent la cuvée du jour. Autour d'une calebasse pleine à ras bord d'un liquide blanchâtre, chacun à son tour y plonge une drôle de cuillère en bois, la porte à ses lèvres en évitant parfois quelques insectes flottant à la surface ! Après quelques heures à température ambiante, ce vin tant recherché fermente, prend un fort degré d'alcool, et devient le "Kana".

Fraîchement récolté, il est légèrement pétillant et très désaltérant. Si vous l'emportez à bord une paire d'heures pour le réfrigérer, afin de le servir bien frappé dans une coupe, sans oublier de faire sauter à l'aide d'une petite cuillère les quelques insectes restant dans le verre, il peut vous faire rêver à du Champagne Casamancais.

 

LE VILLAGE D'AFFINIAM

Nous avons envie de nous arrêter, de prendre le temps de vivre au rythme d'un village et de ses habitants, afin de tenter de comprendre un peu mieux cette Afrique séculaire et généreuse.

Nous choisissons le village d'Affiniam perdu au fond d'un belon sous une forêt de manguiers et de fromagers. Nous allons nous présenter au chef du village, au prêtre, professeurs et instituteurs accompagnés d'une horde d'enfants. Nous visitons l'église, l'école, le dispensaire, la maternité et la "discothèque" qui représentent la richesse des villages avec leurs constructions dites "en dur" munies de toits de tôles. Les autres habitations sont des cases rectangulaires ou rondes protégées par des toitures de paille. Les murs sont construits à base d'argile mélangée à des morceaux de coquillages d'huîtres et de paille. Ce procédé ancestral "made in Casamance" a bien sur fait ses preuves de longévité à condition que la toiture soit entretenue afin de protéger les murs contre les fortes pluies de l'hivernage (de juillet à octobre).

Nous sommes à quelques jours des festivités de Pâques. Les villageois sont très excités à l'idée de préparer la fête, boire du vin de palme, danser et faire un festin à base de riz et de viande en délaissant leur nourriture quotidienne : le poisson.

En attendant, nous débarquons les VTT et partons découvrir la brousse environnante. A notre retour, une surprise nous attend…

IL RECHERCHAIT LE BONHEUR !

De retour au village, de rapides affirmations sont avancées par les enfants et complétées par les parents :

- "Dès votre départ, un homme est monté à bord de Voyage avec votre annexe, il est à l'intérieur depuis ce matin !"

Nous écoutons la suite… Cela paraît étrange aux villageois et le chef du village est informé. Il se déplace jusqu'au débarcadère situé à un kilomètre des premières cases et rejoint le voilier à l'aide d'une pirogue. Il frappe contre la coque, un homme sort de l'habitacle et explique qu'il garde le bateau en notre absence. Le chef regagne la rive l'esprit tranquille, persuadé de la bonne foi du soi-disant gardien.

A fond sur nos pédales nous filons jusqu'au débarcadère... Voyage est sur son mouillage, mais l'annexe n'est plus sur la plage, mais bien amarrée à l'arrière du bateau. Il faut bien se rendre à l'évidence quelqu'un se trouve à bord !!!

Nous regagnons le voilier, accompagnés de deux solides villageois qui souhaitent assurer notre sécurité. Etrange sensation que de frapper à la porte de son propre bateau avant d'y pénétrer… Nous entrons et trouvons un homme assis sur la banquette du carré, un livre à la main, habillé de l'un de nos pantalons Africains. Un rapide coup d'œil nous rassure, le bateau est en état. L'air méchant et agressif, pour camoufler la peur et nous donner du courage nous le questionnons :

- "Que fais-tu ici ? Qui es-tu ?"

Sans effet de surprise, l'air super cool avec un léger sourire, il répond :
- "Je m'appelle "Individu", je recherche le bonheur et je suis au Paradis !!!"
- "Comment as-tu fait pour entrer ?"
- "Je ne sais pas, c'est Dieu qui m'a fait entrer !"

Nous restons sans voix. Cette histoire est incroyable ! La serrure n'a pas été forcée !
- "Et ce pantalon, que fais-tu avec ?"
- "Je l'ai utilisé pour prier, le mien est mouillé."

"Individu" est entré dans le bateau comme dans une mosquée, chaussures à l'extérieur, pieds lavés, vêtu d'habits propres afin de pouvoir prier.

- "Cela fait 7 heures que tu es dans le bateau. Qu'as-tu fait ?"
- "Rien, je n'ai rien fait, je n'ai rien volé, je suis juste venu chercher le bonheur !!!"

Nous regagnons ensemble le rivage. Nos deux protecteurs sont furieux contre lui car son acte a souillé l'image de leur village, il doit donc être puni et présenté au chef. "Individu" est sévèrement réprimandé et l'incident est clos.

LES JUMEAUX D'AFFINIAM

Les jumeaux d'AffiniamAddi est une jeune femme alitée depuis 4 mois, sa grossesse se passe mal et nous lui rendons visite tous les matins, la réconfortant avec quelques vitamines… Ce matin, avec un mois d'avance, le jour J est arrivé. Sur sa natte, nous la retrouvons avec deux tout petits bouts, fille et garçon pesant chacun moins de 1,6 kilos !!!

Nous sommes invités dans la case des jeunes parents pour partager leur déjeuner : du héron cendré (met surprenant mais plutôt bon). A la fin du repas, le traditionnel thé est servi sur une natte à l'ombre du baobab. Le papa très ému nous demande la permission d'appeler les jumeaux par nos prénoms. En acceptant sa demande, nous ferons partie de sa "grande famille". Pascaline et Philippe se retrouvent donc blottis dans nos bras.

Les fêtes de Pâques s'organisent dans le village, le bœuf est tué et le vin de palme coule à flots.

UN MARIAGE

Nous commençons à faire nos au revoir aux villageois qui n'acceptent pas notre départ.
- "Vous ne pouvez pas partir maintenant, dans 3 jours, mon cousin se marie à Djilapao.
- "Pense aussi à Emile et Donantine ! C'est la sœur de Pascaline, ma cousine, qui se marie et Christophe qui…"
- "C'est bon, c'est bon, nous serons des vôtres, mais ce sera la dernière fête avant notre départ !"

La danse du ventilateurNous nous déplaçons de quelques milles vers le petit hameau de Djilapao, constitué de 10 habitations blotties autour d'un puit. Dans la pénombre d'une case, l'autel de l'église est dressé. Une table est drapée de blanc, deux bougies l'illuminent, et quelques fleurs de flamboyants colorent le tout. Devant l'hôtel, un banc accueille les futurs époux, à l'arrière quelques chaises pour les proches de la famille. Ce mariage unira une musulmane et un catholique. Elle est convertie le jour même par le baptême à la religion de l'époux.

La cérémonie terminée, les mariés vêtus de costumes traditionnels, ornés de colliers de perles sont accompagnés jusqu'à leur future demeure au son des tam-tams. Le bœuf au riz a été cuisiné et le vin de palme est réparti dans les calebasses. L'ambiance musicale est assurée par les femmes. Les unes forment un cercle, munies de morceaux de bois qu'elles entrechoquent dans des rythmes endiablés. Les autres dansent, parées d'habits aux couleurs vives, le buste en avant, les fesses en arrière, frappant des pieds avec une impressionnante violence. Voici la danse du "ventilateur". Les hommes, plus discrets sont affalés sous les manguiers autour du vin de palme. Ils viennent rarement s'immiscer à la danse, à l'exception de Biquet qui tente cette fois-ci "le ventilateur", mais ressemble plutôt à une éolienne en furie !!!

Superbe ambiance de rires et de …poussière.

Remis des festivités, nous quittons le village en laissant beaucoup d'amis qui nous souhaitent bonne chance et nous accompagnent jusqu'au débarcadère. Dur dur les départs !

BYE, BYE, BELLE CASAMANCE ET NOS AMIS DIOLA

Nous visitons encore bien d'autres petits villages tels que Oussouye, Djiromaïte, la pointe St Georges, M'lomp, Elinkine, Karabane, Kachouane, le Cap Skirring et la capitale Ziguinchor.

Des sites tous aussi attachant les uns que les autres, intriguants par la puissance de leurs Marabouts, de leurs croyances et de leurs rites Diola.

Mais la saison avance, c'est bientôt l'hivernage, et nous ne pouvons rester indéfiniment en Afrique. Nous sommes déjà début juin, les pluies ne vont pas tarder à arriver avec un fort taux d'humidité permettant la culture du riz, mais aussi l'arrivée… des fameux moustiques.

Proche de l'embouchure de ce magnifique fleuve, nous posons une dernière fois le filet qui nous a souvent permis de partager notre pêche (barracudas, capitaines, carpes rouges, soles et gambas) avec les villageois. Ici, avec un sens profond de l'hospitalité, les habitants savent encore rester disponibles et accueillir le voyageur.

Nous levons l'ancre et mettons le cap sur Dakar, mais nos pensées sont ailleurs. Guides et livres à la main nous préparons nos futurs projets pour l'été 2001 :
- la traversée des Pyrénées sac à dos de Banyuls à Biarritz par le GR10,
- le chemin de Saint Jacques de Compostelle en VTT de Lourdes à Saint Jacques.

Notre billet d'avion en poche, nous désarmons "Voyage" pour 3 mois en demi.

La saison des pluie terminée et riches de nos aventures Pyrénéennes nous regagnerons le bord pour de nouvelles destinations de rêves et de l'eau couleur émeraude…

A suivre… dans notre prochaine gazette. En attendant, gros bisous à tous et… MERCI LA VIE !


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